Transmission

Flower crack concrete

Bugger, Yuval Pick © Palais de la Porte Dorée / Anne Volery

Création de Yuval Pick

2024/25

Durant cette transmission, les jeunes danseur·euses de The Place à Londres sont invité·es à rejoindre l’univers de la pièce Flower crack concrete.

Aux origines

Depuis 2018, Flowers crack concrete est un projet participatif à part entière. La compagnie du CCNR la transmet à d’autres groupes, de tous âges et de toutes origines, pratiquant ou non la danse. Réécrite en 2021/22 pour les 55 danseurs de préparatoire et de DNSPD contemporain du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris, Flowers crack concrete est devenue Bugger.

Intentions

Flower crack concrete est une invitation à aller vers l’inconnu, à s’extraire du soi pour aller trouver l’autre, à dépasser les frontières qui nous séparent. Car la danse est avant tout une rencontre.

« Je cherche à inventer avec les gens un nouveau folklore, une danse qui les rassemble, qui reflète leurs individualités. Nous avons créé un langage du mouvement qui permet de sentir immédiatement la puissance de l’unisson. Le groupe, constamment transformé, se crée par une propagation en temps réel, alors que simultanément chaque individu émerge de l’ensemble par ses originalités. Flowers crack concrete révèle notre capacité à franchir les lignes qui nous semblent imposées et à inventer un espace partagé incluant les singularités de chacun. » — Yuval Pick

Transmission en deux temps :
— 13 au 31 janvier 2025 à The Place
— 3 au 7 février 2025 au Wilton’s Music Hall

Restitution :
4 + 5 + 6 + 7 février 2025
Winstons Music Hall
1 Graces Alley, London E1 8JB, Royaume-Uni

Photo © DR

Cassiel

Gaube

Choreographies

Farmer Train Swirl, Cassiel Gaube 2019 © Luc Depreite

Résidence

Automne 2024

Studio de la Velette / CCNR

Dans le cadre de l'Accueil-studio

Intentions

Avec ce nouveau projet, intitulé Choreographies, je souhaite explorer l’intersection de la chorégraphie et de l’art algorithmique. La chorégraphie, bien qu’elle puisse être définie de multiples façons, se réfère ici à la pratique consistant à spécifier les mouvements d’un nombre x de corps.

L’art algorithmique, quant à lui, est un mode de création artistique dans lequel l’artiste — au lieu de produire directement une œuvre d’art — écrit un algorithme qui, une fois exécuté sur un ordinateur, produira une œuvre d’art façonnée par les contraintes esthétiques fixées par l’artiste lors du développement de l’algorithme.

Si la conception d’algorithmes capables de générer des œuvres d’art a débuté dans les années 1960, la majorité de ces expériences se sont concentrées sur la production d’œuvres d’art visuel et peu de chorégraphes ont tenté de concevoir des systèmes capables de chorégraphier. 

L’artiste chorégraphique le plus remarquable à s’y être attaqué est probablement Merce Cunningham, qui a développé dans les années 1960 avec John Cage un système procédural de prise de décision, qu’il a utilisé tout au long de sa carrière pour façonner certains aspects de son travail ; et qui, dans les années 1990, a travaillé avec des programmeurs pour développer Dance/Life Forms, un logiciel avec lequel il pouvait spécifier, générer et visualiser les mouvements de corps dansants.

Cependant, compte tenu de l’état de nos capacités technologiques à l’époque, seule une infime fraction du potentiel de cette entreprise artistique — celle d’élaborer un algorithme capable de chorégraphier — a été réalisée. Ce projet constitue ma contribution à la réalisation de cette vision.

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Démo : date à venir
Gratuit sur réservation : adriana.falcone@ccnr.fr

Distribution (en cours)

Direction artistique et chorégraphie : Cassiel Gaube
Direction artistique et algorithme : Tyler Hobbs
Graphisme et vidéo : Zéphir Moreels

Production : HIROS

Photo : Farmer Train Swirl, Cassiel Gaube, 2019 © Luc Depreite