10h - 17h


Un travail sur l’espace-temps, inspiré par la pratique du butô, qui permet de découvrir des épaisseurs multiples dans une même action.
"Élève du maître de butô, Mitsuyo UESUGI, mon enseignement et ma recherche chorégraphiques sont liés à cette pratique. Je recherche une danse de mémoire, qui met en jeu l’histoire de chacun. C’est un retour aux origines. C’est un travail sur la présence, cela apprend, à l’acteur/danseur, à « être là », entièrement, sur le plateau. La lenteur qu’il traverse lui permet de mobiliser le corps physiquement et mentalement. C’est une façon de questionner son désir et son engagement : « Qu’est-ce que je fais là, et qu’est-ce que je désire dire ou montrer? Quelle danse je veux ? » L’improvisation, qui est la base du travail, est pensée comme un acte de création. Chaque improvisation est unique, et ce n’est pas simplement un exercice, mais un moment où la danse se construit en solo. Il faut en permanence garder la conscience du regard extérieur, de l’échange avec le « spectateur » tout en sachant très clairement ce que l’on est en train de faire, de raconter." 

— Cécile Loyer
Diplômée du CNDC l’Esquisse, elle collabore, en tant qu’interprète avec Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, Catherine Diverrès, Karine Pontiès, Josef Nadj et depuis 2013, avec Caterina Sagna. En 2000, elle travaille sous le regard de Mitsuyo Uesugi à Tokyo où elle crée son premier solo Blancrécompensée par le 1er prix du concours des jeunes créateurs de l’Espace Pier Paolo Pasolini de Valenciennes. De 2000 à 2005, elle assiste Mitsuyo Uesugi lors de ses stages en Europe. Elle fonde sa propre compagnie en 2001 et crée une dizaine de pièces dont Pupi (un duo avec Mistuyo Uesugi), Que Tal, ou comment vouloir peut être un problème(en collaboration avec Thomas Lebrun), ainsi que son premier solo pour un homme, Blanc ou la mariée est un homme ce soir. Elle est artiste associé au CNSM de Paris depuis 2012.

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